opencaselaw.ch

1_I_507

BGE 1 I 507

Bundesgericht (BGE) · 1875-01-01 · Français CH
Source Original Export Word PDF BibTeX RIS
Volltext (verifizierbarer Originaltext)

L Abtretung von Privatrechten. No 136.II. Postregal No 137.

507

il Tribunale federale

ha giudicato e giudica :

1.

t: AHa ferrovia deI Gottardo e fissato un termine di

mesi due, entro il quale essa dovra, se 10 crede opportuno,

far valere giudiziariamente le dilei eccezioni contro l'atto di

divisione 14 settembre 1871 al mezzo di apposito libello; non

facendoIo, il preavviso della Commissione d'Inchiesta si

riterra come passato in cosa giudicata.

2. « E confermato il progetto di sentenza della Commis-

sione d'Inchiesta per tutti gli altri punti di questione. »

11. Postregal. -

Regale des postes.

137. Arret du 29 avril 1875, dans la cause Mairet contre

l'Administration feclerale des postes.

Silvain Mairet a remis, le ß septembre '1870, au bureau

des postes federales du Locle, un colis renfermant de l'hor-

logerie pour une valeur declaree de 3,000 fr., a l'adresse de

MM. Walther et Oe, a Londres.

Le lendemain, 7 septembre, Silvain Mairet se presente au

bureau des post es du Locle et prie M. Reinert, administra-

teur postal de cette localite, de vouloir bien reclamer par

depeche telegraphique adressee au bureau de Neuchätel, le

retour de la caisse expediee la veille.

M. Reinert, obtemperant a ce desir, a adresse au direc-

taur des postes de Neuchätel une depeche ainsi concue :

" Par mesure de precaution, venillez nons faire renvoyer

:J n° 1 de notre premiere facture du 7. (Signe) Reinert. »

Cette depeche a Me consignee au Lode a 9 h. du matin

et est arrivee a Neuchätel a 9 h. 25 minutes.

A 10 b. 15 minutes du matin, le directeur de l'arrondis-

seme nt de Neuchätel repondit par telegramme portant:

« Colis Walther Londres deja parti, l'avons reclame a Pon-

» tarlier par telegraphe. (Signe) Direction des postes.)

508

B. Civilrechtspflege.

L'envoi d'une depeche par la direction des postes de

Neuchatel a M. Lobot, chef de gare a Pontarlier, est confirme

par le copie de lettres de la direction ainsi que par la decla-

ration de l'employe Messerly, qui a expMie la depeche.

Cette derniere etait de la teneur suivante: <i Veuillez nous

» retourner n° 5 denotre premiere feuHle d'aujourd'hui,

» colis adresse P. Walther, a Londres. (Signe) Direclion du

» IVa arrondissement. »

Il resulte des temoignages ci-dessus mentionnes que cette

depeche a ete expediee de Neuchätel le 7 septembre, sans

que l'heure de son depart puisse etre exactement precisee,

l'original lais se au bureau telegraphique de la Suisse Occi-

dentale ayant ete detruit ainsi que cela est constate par une

declaration emanant de l'administration de cette compagnie.

L'heure de l'arrivee de la depeche a PontarHer n'a egale-

ment pas pu etre constatee; il resulte toutefois d'une lettre

adressee par le. directeur de l'exploitation du Paris-Lyon-

Mediterranee au ministre des travaux publics, en date du '18

mars 1874, qu'il est certain qu'elle y est parvenue le 7

septembre 1870.

Malgre le choix fait du fil de la compagnie de la Suisse

Occidentale en vue d'une transmission plus rapide et plus

sure en mains du chef de gare de Ponlarlier, le colis pour-

suivit sa rüute reguliere, et il ressort d'une autre lettre du

directeur de l'exploitation du Paris-Lyon-MMiterranee au

ministre, en date du 20 novembre 1874, que le dit colis,

arrive a Pontarlier le 7 septembre 1870, a 111 h. 46 m. du

maHn (heure de Berne), a Me rtlexpMie le meme jour par

train 128 a 6 heures du soir, sous le n° 10,979, des Ver-

rieres, transit pour Bercy-Douane dans le panier B.-V. R,

soumission 1416.

D'un nouvel echange de lettres entre la direction du 4e

arrondissement et le chef de gare de Pontarlier; il appert

que le colis n'a pu etre retourne par suite de !'interruption

des communications avec Paris, interruption due aux evene-

ments de la guerre.

H. Postregal. No 137.

509

L'investissement de cette capitale ayant cesse, 1e chef de

gare de Pontarlier demande, le 15 mars 187'l, au chef de

bureau postal de Neuchätel, s'i! faut donner cours a la

reexpMition du colis 10rs de la reprise du service, a quoi la

direction du 4e arrondissement postal repond affirmativement

en date du '17 du dit mois.

A 1a date du '28 juin 1871, le chef de gare de Pontarlier

annonce a 1a direction du 4e arrondissement que la caisse

expediee par l\fairel est comprise dans l'incendie des maga-

sins de la Villette.

Par lettre du 13 juBlet suivant, le departement federal des

postes prie 1a direction de l'exploitation du Paris-Lyon-Medi-

terranee de la meUre a meme de satisfaire aux demandes

constantes da l'expediteur, qui reclame le remboursement

de la valeur par lui declaree. En meme temps, le dit depar-

tement donne avis de cette demarche a la direction du 4e

arrondissement, en chargeant cette derniere de la commu-

niquer a Silvain Mairet et de lui faire observer que I(quant

» a elle, l'administration des postes suisses se considere

» comme relevee de toute responsabilite a l'egard de l'en-

) voi susmentionne, et cela a teneur des dispositions legis-

:& latives fMerales sur la matiere. J)

Le 3 novembre '1871, la direction de l'exploitation du

Paris-Lyon-Mediterranee fait savoir an departement fMeral

des postes qu'en ce qui concerne la reclamation Mairet, elle

decline toute responsabilite. Cette reponse fut transmise an

reclamant.

Le 18 avril1872, Silvain Mairet adresse au Conseil fMeral

la demande du paiement de la somme de 3,000 fr. en

dMommagement de la perte de son colis, demande appuyee

par le Conseil d'Etat du canton de Neuchätel. en date du 23

du meme mois.

.

Ensuite de rapport du departement federal des postes an

Conseil fMeral, en date du 2 mai 1872, cette derniere auto-

rite decide, conformement aux conclusions de ce rapport,

d'ecarter la demande de Silvain Mairet.

510

B. Civilrechtspflege.

Silvain Mairet a porte la question devant le Tribunal fMeral,

et, par demande du ~5 janvier 1873, il conclut a ce qu'il

plaise au dit tribunal condamner l'administration des postes:

10 A restituer au requerant une caisse renfermant hor1o-

gerie qu'il a consignee le 6 septembre 1870 au bureau des

messageries du Locle, a 'l'adresse de MM. P. Wallher et Cie~

5, Gresham Street, City, London;

20 A dMaut, lui en payer 1a valeur declaree par 3,000 fr.

avec interet au taux legal du 5 % des la formation de la

demande;

3° A payer enfin les frais et depens de cette action.

Dans sa demande, Silvain Mairet fonde exclusivement sa

reclamation sur le fait que l'administration postale a, dans

la personne de ses employes tant au Locle qu'a Neuehatei,

en consentant a reclamer le retour du colis deja expedie,

accepte un mandat, de l'inexecution duquel cette adminis-

tration est responsable.

Dans sa reponse, l'administration des postes estime qu'elle

8'est, quant a l'expedition qui lui a ete confiee, conformee

aux regles prescrites par la loi postale, et qu'apres avoir

fait toutes les demarches possibles pour obtenir le retour du

colis, ce n'est ancunement sa faute si ses bons offices n'ont

pas ete couronnes de succes. La susdite administration con-

eIut au rejet pur et simple de la demande.

Statuant sur ces faits et considerant en droit :

1° Les obligations imposees a l'administration federale des

postes touchant les objets qui lui sont confies sont reglees

par les dispositions de la loi sur la regale des postes du 4

juio 1849.

~o Le demandeur reconnait que ces obligations ont e18

parfaitement remplies en ce qui concerne le colis dont iI

feclame la valeur.

30 A supposer que I'administration federale des postes soit

autorisee a consentir des obligations non prevues par la 10i

qui regle son organisation, fixe et determine ses attributions,

le demandeur ne fournit pas la preuve qu'une obligation

III. Verpf:endl"lg und Liquidation: von Eisenbahnen. No 138.

511

consentie a son profit par l'administration fMerale des postes

soit res tee inexecutee. La demande de Silvain 'Mairet n'est

ainsi pas fondee.

Par ces motifs,

Le Tribunal fMeral

prononce:

Silvain Mairet est deboute des conclusions de sa demande.

III. Verpfrendung und Liquidation von Eisen-

bahnen.

Hypotheque et liquidation forcee des chemins

de fer.

138. mefd}luf3 bcm 25. DHober 1875 in @5ad}en

stud} eu.

A. ID1ittelft breimaliger I bom 21. 3uli b. 3. baudet, ~uMi.

tauon im fd}ttlei~etifd}en munbeßblatte mad}te bie fd}ttleiöeti;d}e

munbeßtan~lei im ~uftrage beß munDeßtat~eg lietannt, DaU bie

~ftiengefefffd}aft für Die

@ifen'6a~n ~äbenßttleH.@infiebeln ein

t1)eUß fd}on er~aHene~, t~ei1ß nod} auß~ugelienbeß ~nfei1)en bon

1,500,000 ~t. burd} ein ~fanbred}t im erften mange auf i1)re

@ifenli(1)n 3U l,)etfid}etn ttlünfd}e, -

unb le§te gleid}öeitig,

gemä\3 ~rl. 2 beß munbeßgefe§eß fiber $erl'fänbung bon @ifen.

ba~nen bl.lm ~4. Suni 1874, eine mit Dem 16. ~uguft b. 3.

öu @ube ge1)enbe

~rifl: an, um beim munbeßrat1)e afffäUige

(ginfl'rad}en gegen baß ~fanbbefteffungßliege1)ten öu er~eben.

B. ~a fnnert bieiet ~tift bem munbeßrat~e eine @inf~rad}e

nid}t eingereid}t ttlutbe, 10 ert1)eifte betfefbe Die mettliUigung ~Ut

$erl'fänbung.

C. @tft mit ~ingabe bom 30. ~ugufl: D. 3. l'tcteftitte ston·

fuf stud}en gegen Die $ctl'fänDung bet genannten ma1)n; affein

feitte ~infl'rad}e ttlurbe burd} Die munbeßtanölei unterm 3. unb

5. l,)otigen ID10natß aH5 berfl'ätet ~utÜdgettliefen unb aud} einem