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46 I. Abschnitt. Bundesverfassung.
2. mun ~a:6en bie ~unbeßbe9ßrben fd)en Aur,Beit ber frü~ern munbeguerfa.ffung in einem ffalle (ffutfd)etb ber munbegber: fammIung in ~ad)en ber @rben 'oer Zuiie mraun uem 17/23. 3anua.r 1863) fid) ba~in auggel~ren,en, baß baß @tunbetgent~um eine\:! ~iefigen @tnhle~nerß, hleId)eß im m:u\:!Ianbe Hege unb bert fteuer~flin,tig fei, in ber ~d)hlei! nid)t befteuerl hlerben Dürfe. imit ~e~ug auf bag behleglid)e merntögen eine\:! in ber ~d)hleh hle~n~aften mürgetg ~at bagegen bl1g biß~etige ~unbeß: red)t fl)rlhlü1;renb anetfannt, baß ba\:!fe!be am ~e~nerte beg 3nt;abetß sU betfteuem fcl unb nur inrefern dne unöulüffige ~j)~~e!befteuerung angencmnteu, ans bie ~teuergefe~e Attleier !,lber met;rerer stautolte auf beltfelben althlenbbar ttlaren unb 'oa~er eilt stcnflUt 3hliid)en 'oer ~teuert;ot,eit uerfd)ieDelter stantolte fin, ergab.
3. ~ieuolt auggegangen erfn,etnt 'oie borfiegenDe mefd)ttlerbe unbegrünbet. ~eun ~efuttent ~at nid)t nan,gettliefen, baß er verföltlid) in m:metifa @t1mbeigent~um 1iefi~e unb ~u betfteuem ~abe ultb ttlag fein be\llegnn,e3 merntögen, ttleIn,eß im m:u3lanbe angelegt tft, betrifft, 10 tann ~etent feine mefn,ttlerbe ttlebet auf bag bi3t;erige munbe3ten,t, non, auf einen ~taatßuertrag ftü~elt+ ~emnan, 1;at bllg lBunbeggetid)t ertannt: ~ie mef n,hlerbe ift arß unbegrünDet abgettlief en.
11. Artet du 5 {evrie1' 1875 dans la cause Gyger-Berlola. Le recoqrant possMe au Locle, canton de Neuchätel, un immeuble, bypotbeque en faveur 'des freres Strebelin, a Bäle. L'art. 4 lettre c de la loi du 2 juHlet 1867, sur l'impöt direct dans le canton de Neuchätel, statue que l'impöt sur la fortune est du annuellement par toute creance bypothe- caire, possMee dans le canton par un creancier qui n'y est HI. Doppelbesteuerung. No 10 u. 1 L 47 pas domicilie, et que cet imp6t sera paye par le debiteur qui s'en remboursera sur les interets, ou sur le capital d~ la creance. Ensuite de cette disposition legale, Gyger-Bertola a paye a deux reprises, au nom des freres Strebelin, les impöts sui- vants : Le 8 septembre 1872,35 fr. pour l'annee 1872. Le 12 novembre 1873, 35 fr. pour I'annee 1873. Le 21 septembre 1874, Gyger-Bertola a retlame aux au- torites neuchäteloises le remboursement de ces sommes, se fondant sur ce que les freres Strebelin refusent de lui en tenir compte par la raison qu'eux-memes payent a Bäle l'impöt sur toute leur fortune. Gyger invoquait en outre, a l'appui de sa reclamation, une decision du Conseil fMeral en date du 5 aout 1874, par laquelle cette autorite ordonne, dans un cas analogue, la restitution de l'impot indument paye. Par lettre du 7 octobre 1874, le departement des finances de Neuchätel, par ordre du Conseil d'Etat, refuse le rem- boursement demande, estimant que l'arrete susvise du Con- seil fMeral ne saurait avoir d'effet retroactif. Le 9 octobre 1874, Gyger-Bertola recourut au Conseil fe- deral contre cette decision, ajoutant, sous date du 10 no- vembre suivant, que le Conseil d'Etat de Neuchätel, par un arrete du 3 du meme mois, avait decide de liberer pour l'annee courante ('1874) les freres Strebelin du paiement de l'impot en question. Par office du 10 novembre 1874 adresse au Conseil fMe- ral, le Conseil d'Etat de Neuchätel confirme sa decision du 7 octobre precedent, en se fondant de nouvean sur ce que l'arrete du 5 aout 1874 ne peut avoir d'effet retroactif, et sur ce que d'ailleurs les comptes financiers des exercices 1872 et 1873 ont ete approuves par le Grand Conseil, puis boucles, et qu'on ne pourrait y revenir sans jeter de la con- fusion dans toute la comptabilite cantonale. Le Conseil fMeral a soumis le present recours a la deci- sion du Tribunal federa!.
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1. Abschnitt. Bundesverfas~ung. Statuant en la cause, et par les considerations juridiques suivantes : 1 Les questions de double i.mposition sont} d'apres Ia jurisprudence eonstante des autorites federales, consi~erees comme matiere de droit public intercantonal. Il s'aglt, en effet, d'etablir dans quelle mesure les lois sur les impöts dans un canton portent atteinte au droit de legislation d'un autre canton et empietent sur sa souverainete en preIe- vant sur les biens des citoyens un impöt pour la seconde fois. . L'art. 113 § 2 de la eonstitution place dans la compe- tence du Tribunal federal tous les differends entre cantons, lorsque MS differends sont du domaine du droit publie. Cette competence ne saurait done faire l'ohjet d'u.n ~oute. La circonstance que, dans le cas actuel, un partIculIer se trouve en cause contre un gouvernement cantonal, n'a pas d'importance; il suffit, pour asseoir la eompetence du Tri- bunal federal, que cette autorite se trouve, comme c'est ici le cas, en face d'un conflit entre les legislations de deux cantons en matiere d'impot. 2° En l'espece, il s'est bien agi d'une double imposition, puisque le recourant a paye pour les annees 1872 et 1873 au nom de ses creanciers bypothecaires, les freres Strehe- lin, un impöt sur un capital deja impose a BaIe-Ville, eon- formement a la loi de ce canton. 3') Mais la question se presente actuellement sous la forme suivante : Gyger-Bertola est-il fonde a revendiquer du Conseil d'Etat de NeueMtel la restitution des impöts payes en 1872 et 1873 au nom des freres Strehelin. C'est done Ia une question dont la solution appelle I'application des principes juridiques sur la repetition de l'indft ou sur la prescription, et non point une question administrative nee pendant les aIinees comptables sus indiquees. Elle doit etre, en consequence, resolue par le jugement des Tribunaux competents du canton de NeucMlel, confor- mement aux dispositions des lois de cet Etat. III. Doppelbesteuerung. No tl u. '12. Par ces motifs le Tribunal fMeral prononce: 49 Le ree ourant J. Gyger - Bertol a est renvoye a intenter devant les Tribunaux civils du canton de Neuchätel son ac- tion en restitution des impöts payes par lui pendant les annees 1872 et 1873. 12. U1't~eH nl1m 12. frebtuat 1875 in e-tH~ell @emdn'oe t at~}illHHqof. A.;tle1' @emein'oetat~ non m:mn~of wl1lIte bie ht biefer @e= meinbe ~eimatbete~tigten, iebl1~ im stanton ~argalt wo~nen'oen @eorü'oer }ill~U im 3a~re 1873 für m:rmenfteue1'n betreiben, er'f)ieft ie'oo~ mit e-~reiben \)om 12. IDlai 1873 Die metreibung \)om @emein'oeammannamte mutltleif Autild, weil nur eiuer Der @e= lirüDer }ill~U in mutweH w.o~ne, 'oie anbern bagegen in m.ogweH i1)1';n ~o~nfi~ 'f)afi~n unh bort betrieben werben müuten, unD wetf bte tm stt. m:atgau w.o'f)n~aften,gu~emer mihger 'oie m:nnen~ fteuer an iljrem }ill.o'f)norte lilt beaa'f)fen 'f)aben. B.;tler @emeinDerat'f) }illilIir,l'f ftelIte 'oeur,af6 mit @tngalie n.om 21. frebrua1' 1875 {lei ber ~egierung \)on,gu~e1'tt bail @efu~, bau biefeIlie an biejenige \).on m:a1'galt batl ?Segel}l'en ti~ten mß~te, eg fei ~u erfennen, bau bie @eOl'üDer }ill~U 'Die m:nnenfteuer bon i'f)tem reinen metmögen an 'oie ~eimatggemeinbe ~u entti~ten 'f)alien. ~mein 'oie flllietnerif~e ~egietullg wieil ba~ (Sjefu~ bllt~ ?Sef~fuu \).om 13. ID1äq 1874 ab, weif lta~ §. 4 litt. b beg ftlöet1tif~en ~teltetgefe~e~ bom 18. ~erbftmonat 1867 an· batl ~tmenwefen einet @emeinbe nur bail reme mer< mögen bon @inwo'f)nern bodigen stantonil fteuetb ar jei, ni~t au~ bailienige bon .ßttbemer stantonilbfrrgern I wef~e auner~al0 beg stantonil wo~lten. C. ~ietÜber bef~\'Uerte fi~ ber @emetnberat'f) ~im'f)of mit @mgalie bom 24. ?Robembe1' botigen 3,1~reil beim SSttnbeiltat'f)e un'o ftelIte bail @efll~: 4