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15_I_452

BGE 15 I 452

Bundesgericht (BGE) · 1889-01-01 · Français CH
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452

B. Civilrechtspflege.

fic9ten au~na'(lm~lUeife für einen bon i9m l>erutfac9fen '5c9Ctben

l>emntlUortftc9 au erfliiten.

:vcmnac9 '(lat bCt~ munbc~geric9t

erfannt:

:vie ?lliettetaie'(lung b~ mäget~ lUitb

al~ unbegrünbet

Ctbge~

lUicfen unb c~ '(lat bemnCtc9 in aUen '.t'(leHcn bei bem angefoc9tenen

Urt'(leHe

be~ Dbetgetic9te~ be~ .R:anton~ '.t'(lurgau bom 30. l.no~

l>ember 1888 fein mClUenben.

IV. Rechnungswesen der Eisenbahnen.

ComptabUite des Compagnies de chemins de fer.

69. Arret du 16 Mars 1889 dans la cause Conseil (ederal

contre Suisse Oceidentale-Simplon.

A la date du 11 Juin 1888, le Conseil federal a decide ce

qui suit relativement aux comptes et bilan presentes par la

Direction des chemins de fer de la Suisse Occidentale-Sim-

pIon pour l'exercice de 1887 :

Les depenses suivantes, qui figurent au compte de cons-

truction, devront etre portees a la charge du compte d'ex-

ploitation :

10 Les frais pour etudes et direction des travaux de pa-

rachevement, pour autant qu'ils depassent la sonune de

17300 fr.

2° 2145 fr. 55 pour ballastage a l'occasion du relevement

de la voie entre Henniez et Granges, kil. 47.7 a 48.3.

3° 876 fr. 50 pour le remplacement de la passerelle en

bois au kil. 7.350 a Bussigny, par une construction en fer.

4° 3928 fr. 70, frais d'acquisition d'un nouveau chariot a

Yverdon.

5° 1000 fr. pour une nouvelle grue a Colombier.

6° 1000 fr. pour une nouvelle groe a Saxon.

IX. Rechnungswesen der Eisenbahnen. No 69.

7° 2000 fr., subvention donnee par la Compagnie a la com-

mune de Vevey pour la construction d'une route.

8° 582 fr. 95 pour une coulisse d'egout a Yverdon.

9° 1455 fr. 90, frais de ripage a la gare de Colombier.

10° 723 fr. 75, appareils de desinfection, dont l'acquisition

aurait 13M faite en 1887 ..

11° 67523 fr.08 pour munir le materiel roulant de freins

Wenger (continus).

12° 11 690 fr. 01 pour achat de mobilier et ustensiles pour

rancien reseau.

13° 1957 fr. 90 pour achat de mobilier et ustensiles pour

la ligne du Valais.

Le 30 Juin 1888, la Direction des chemins de fer Suisse

Occidentale-Simplon informait le Conseil federal que l'assem-

blee generale des actionnaires, tenue le 28 dit, n'avait pas

admis les observations du Conseil federal, ni les demandes

que cette autorite en faisait decouler.

Eu application de l'art. 5 de la loi federale du 21 decem-

bre 1883 sur la comptabilite des chemins de fer, le Depar-

tement federal des chemins de fer, au nom du Conseil fede-

ral, aporte le differend devant le Tribunal federal.

Dans son ecriture du 27 Juillet 1888, le dit Departement

motive, en resume, comme suit les differentes contestations

objets du litige :

Ad 1. Dans la premiere liste des depenses dont la Com-

pagnie Suisse Occidentale-Simplon entendait debiter le compte

de construction pour 1887, elle y faisait figurer 33416 fr. 28

pour frais d'orgauisatiou et d'admiuistration, soit :

N°s 1-16. Traitements et salaires repartis sur seize em-

ployes

. . . ..

Fr. 28625-

N° 17. Debourses et deplacements

»2708 20

N° 18. Frais de bureau, ports, etc.

»2 061 50

N° 19. Travail suppIementaire

»21 50

Sur l'observation du Departement, la Compagnie a diminue

la Somme des postes 14, 15 et 16 et de la moitie du chiffre

13, ce qui Fa rt3duite a 26930 fr. 28.

Le Couseil federal n'admet, sur cette somme, comme pou-

454

B. Civilrechtspflege.

vant etre portes au debit du compte de construction, que

14591 fr. 80 pour traitements et 2708 fr. 20 pom frais de

voyage, soit en tout 17300 fr.; il conteste en particulier

qu'une indemnite speciale pour l'ingeniem en chef soit justi-

Me (chiffre 1), les postes 11, 12 et 13, les fonctions des em-

ployes que ces chiffres visent se rapportant a l'exploitation;

enfin les frais de bmeau ne sont pas justifies, puisque ces bu-

reaux sont indispensables, meme sans les travaux de para-

chevement.

Ad 2. Les frais du nouveau ballastage entre Henniez et

Granges doivent faire partie de l'entretien de la voie, parce

que les nouveaux materiaux employes constituent un rempla-

cement du ballast qui se trouvait precedemment dans la voie,

et qui 10rs des travaux de relevage, a passe sous ou dans les

materiaux de l'infrastructure, en admettant que ce ballast

existat encore.

Ad 3. La plus-value resultant du remplacement d'une pas-

serelle en bois par une en fer ne peut constituer une charge

du compte de construction.

Ad 4. Le nouveau chariot dont il s'agit doit etre consi-

dere comme un remplacement d'une ancienne installation de

ce gem'e, existant encore en gare d'Yverdon, mais ne pou-

vant plus servir. TI est inadmissible que le compte de cons-

truction soit augmente des frais de ce rem placement.

Ad 5 cl 6. La Compagnie a fait installeI' en 1887 aux

gares de Colombier et Saxon deux grues de chargement et

porte en compte 5260 fr. 65 pom prix de cette acquisition,

tandis que 2000 fr. ont ete mis dans ce but ä sa disposition,

a titre de don, par les communes et interesses, de sorte que

la Compagnie n'a depense que 3260 fr. 65, montant qui seul

doit etre porte au debit du compte de construction.

Ad 7. TI ne s'agit pas d'un passage a niveau supprime,

mais de la suppression d'une servitude a bien plaire, d'une

valeur en tout cas tres minirne. Le Conseil federal conteste

le tranfel't de ce poste au compte de construction, parce qu'il

ne s'agit pas de travaux neufs ou de parachevement, ni d'ac-

quisition de materiel d'exploitation, et qu'il ne peut non plus

IX. Rechnungswesen der Eisenbahnen. N° 69.

etre question d'uue amelioration importante dans l'interet de

l'exploitation, mais d'un versement gratuit.

Ad 8. Ce poste ne concerne qu'uu remplacement d'ins-

tallations precedentes, remplacement qui, en outre, ne repre-

sente pas une amelioration importante dans le sens de la loi;

ces frais doivent meme etre consideres en partie comme une

simple reparation.

Ad 9. Le deplacement des voies a la gare de Colombier,

10rs de l'etablissement d'une nouvelle voie en eul-de-sac, se-

mit devenue necessaire meme si l'on n'avait pas construit

cette derniere, et il aurait fallu y proceder par le service

d'entretien. Au reste, d'anciennes valeurs, qui n'ont pas ete

deduites du compte de construction, et qu'on peut aussi esti-

mer a la somme de 1455 fr. 90, ont disparu a cette occasion.

Ad 10 cl 11. Le Conseil federal s'oppose a ce que le compte

de construction soit debite de ces deux postes pom les memes

motifs que ceux qu'il a opposes a la tentative analogue du

Nord-Est et du Central. Le fait de munir les wagons d'appa-

reHs perfectionnes pour les freins ne peut constituer ni une

installation neuve ou de parachevement, ni l'acquisition de

materiel d'exploitation dans le sens de la loi. Une ameliora-

tion du materiel d'exploitation ne peut pas motiver la mise

des depenses au compte de construction, car de pareilles

ameliorations ne doivent etre prises en consideration que

lorsqu'elles concernent des constructions. Eventuellement, il

s'agit du remplacement, soit de l'entretien d'installations exis-

tantes. Les appareils de desinfection n'ont qu'une importance

tout a fait secondaire.

Ad 12 ct 13. Les requisitions que la Compagnie a faites

ne sont pas contestees, mais il n'en est pas resulte de mieux-

value, parce qu'on n'a procede ä aucune diminution quant a

la valem, ni quant a l'etat du mobilier et des ustensiles; et

parce qu'on n'a pas non plus constitue un fonds pour rem-

placer la diminution. La Compagnie n'a pas eu non plus a

pourvoir de nouvelles constructions de mobilier et d'usten-

sHes. TI s'agissait uniquement du maintien de l'inventaire ne-

cessaire pour l'exploitation du chemin de fer; toutes ces

11

B. Civilrechtspflege.

acquisitions doivent tomber a Ia charge du compte annuel et

ne constituent point une augmentation de Ia fortune.

Dans sa reponse, Ia Compagnie Suisse Occidentale-Simplon

conclut a liberation des conclusions du Conseil federal, et a

ce qu'il soit prononce qu'elle est autorisee a porter a l'actif

de son bilan pour l'exercice de 1887 les differents postes

contestes, savoir :

10 Frais d'etudes et direction de travaux de paracheve-

ment . . . . . . . . .

. Fr. 26 930 28

se decomposant comme suit :

a) Somme admise par le Conseil federal (postes 3, 4, 5, 6,

7, 8, 9, 10, 17 et partie du poste 2)

. Fr. 17300 -

b) Sommes contestees :

Traitements et salaires.

10 M. Meyer, ingenieur chef

2° M. Perey, ingenieur,

chef de bureau, solde de son

traitement de 5000 fr., moins

2437 fr. 80 admis. . . .

11 0 M. Zimmermann, Mmmis

120 M. Pahud, copiste. .

13

0 M. Collin, commissaire-

geometre (moitie de son trai-

tement de 3972 fr.)

. .

180 Frais de bureau, ports, eiß.

19° Travail supplementaire

Fr. 2000 -

» 2562 20

»

900-

»

99 -

» 1986-

»

2061 58

»

21 50 Fr.

9630 28

Total, Fr. 26 930 28

2° a 13° Les sommes indiquees ci-dessus, sous postes 2 a

13 de l'ecriture du Conseil federal. A l'appui de cette conclu-

sion, Ia Compagnie fait valoir en substance :

Ad 1. N° 1. La Compagnie ne porte au compte des travaux

neufs que le supplement de 2000 fr. alloue a M. Meyer, inge-

nieur en chef, ensuite de Ia concentration en sa personne,

des 1884, des deux services de l'entretien et des travaux

neufs.

N° 2. Le chef de bureau s'occupe exclusivement de travaux

de parachevement, et aucunement du service de l'entretiell.

IX. Rechnungswesen der Eisenbahnen. N° 69.

457

Son traitement complet doit etre maintenu au compte de

construction.

N°s 11 et 12. Traitement d'un copiste exclusivement atta-

-ehe au service. des travaux neufs et autre travail relatif a ce

service.

N° 13. Travail du geometre, pour abomement, delimita-

tion, etc., du domaine primitif du chemin de fer; ce travail

se rattache uniquement a la construction.

N°s 14, 15 et 16. La Compagnie consent a eliminer ces

trois sommes de 1500, 1800 et 1200 fr. du compte de cons-

truction.

N° 18. Cette imputation comprend des depenses speciale-

ment faites pour les travaux neufs, a savoir :

Ports de lettres, telegrammes ..

Fr. 409 78

Fournitures de bureau, imprimerie.

» 1143-

Chauffage et eclairage.

»

326 30

Service de propre te . . .

»

182 50

Fr. 2061 58

N° 19. TI s'agit d'un travail fait en dehors des heures ordi-

naires, pour copie de plans, devis, etc.

Ad 2. La Compagnie accepte la solution proposee par le

Conseil federal, soit de porter cette somme contestee au

compte de renouvellement de la voie.

Ad 3. Il s'agit d'une amelioration essentielle des installa-

tions; le Tribunal federal a considere comme teIle le rempla-

cement des ponts de bois par des ponts de fer.

Ad 4. La somme figurant sous ce poste conceme l'acqui-

sition d'un second chariot destine a desservir les voies inte-

rieures des ateliers d'Yverdon; il n'y avait jusqu'ici qu'un seul

chariot pour ce service. Le chariot hors d'usage auquell'ecri-

ture du Conseil federal fait allusion n'a aucun rapport avec

les ateliers; c'est celui de la remise des voitures a la gare

d'Yverdon.

Ad 5 et 6. La Compagnie a re<lu a titre de subvention de

la commune de Colombier 850 fr. seulement (et non mille

comme le dit le memoire du Conseil federal), et 1000 fr. de

la commune de Saxon. La Compagnie s'estime en droit de

458

B. Civilrechtspflege.

porter au compte des travaux neufs la totalite des sommes

reellement depensees pour l'etablissement des grues en ques-

tion, sans deduction de ces subventions, lesquelles sont beau-

coup plus une compensation des pertes presumees sur les

frais d'exploitation que sur les frais d'etablissement.

Ad 7. La Compagnie a paye, a titre de transaction, a la

commune de Vevey, 2000 fr. moyennant renonciation par

celle-ci au sentier etabli par la Compagnie en 1858; par la

la Suisse Occidentale-Simplon a incorpore a la gare de Vevey

une surface de terrain de 90 metres carres, et la participation

de 2000 fr. ci-dessus doit etre portee au compte de premier

etablissement, puisqu'elle a servi a agrandir le domaine de la

Compagnie.

Ad 8. L'execution de la couIisse dont il s'agit a realise

une amelioration essentielle; ce travail n'a rendu inutile

qu'une seule des installations anciennes, a savoir une couIisse

longue de 44 metres, du chef de la quelle il y aurait tout au

plus 121 fr. a retrancher (a 2 fr. 75 par metre courant).

Ad 9. Les frais ne concernant que des travaux neufs, ainsi

que le deplacement de deux aiguillages, devenu necessaire par

le seul motif du pro1ongement de la voie en cul-de-sac.

Ad 10, 12 ct 13. Les appareils de desinfection font par-

tie du mobilier et de I'outillage. La Compagnie a fait une de-

pense brute en mobilier de 16 785 fr. 11, et ses defalcations

pour moins-value, mobilier devenu inutile, etc., ont atteint le

. chiffre de 3137 fr. 20.

La Suisse Occidentale-Simplon ignore en vertu de quelles

dispositions de la loi elle pourrait etre tenue a constituer un

fonds de remplacement pour les objets hors d'usage; ce fonds

ferait double emploi avec l'amortissement periodique des em-

prunts; d'ail1eurs la Compagnie entretient le mobilier a la

charge du compte d'exploitation.

TI n'est nullement necessaire, aux termes de I'art. 3 de 1a

10i de 1883, que pour etre portee a l'actü du bilan des Com-

pagnies de chemins de fer, une depense concernant des ob-

jets mobiliers ou des ustensiles s'applique a des installations

nouvelles. Cet article n'exige qu'une «amelioration essentielle

IX. Rechnungswesen der Eisenbahnen. N° 69.

459

des installations» et il ajoute qu'il doit etre pourvu au moyen

des recettes annuelles « a l'entretien» de la voie et des ins-

tallations. Or il peut y avoir mieux-vu1ue de l'actif social

quand des installations existantes' sont munies d'objets ou

d'ustensiles nouveaux, aussi bien que quand on procMe ades

installations nouvelles de toutes pieces. En portant a son ac-

tif les ameliorations et acquisitions devenues necessaires, la

Compagnie est restee dans les limites de la loi. Les appareils

de desinfection et les thermometres, dont le nombre est de

plus de 200, se trouvent faire pal'tie des objets dont 1e De-

partenlent a requis l'installation : c'est une augnlentation de

l'actif sodal qui doit figur er au bilan, quelque minime qu'elle

soit. La Compagnie conteste enfin l'affirmation du Conseil fe-

deral «qu'une foule d'objets qui deviennent inutiles ne sont

pas remplaces et qu'elle ne serait plus en mesure de fournir

,un compte exact du mouvement du mobilier et des ustensiles. »

Ä d 11. Les publications du Departement federa11ui-meme

prouvent que les freins continus ont toujours ete consideres

comme des installations suppIementaires ou nouvelles; ils ne

sont pas destines a remplacer les freins ordinaires, dont le

Departement exige le maintien, a cote des freins nouveaux,

soit continus. En tout cas les freins continus rentrent dans la

categorie du materiel d'exp10itation dont l'acquisition doit, aux

termes de l'art. 3 de la loi, etre portee a l'actif du bilan.

C'est a tort que le Conseil federal pretend que les seules

ameliorations susceptibles d'une inscription a l'actif du bilan

sont celles concernant les constructions, a l'exclusion de celles

concernant le materie1 d'exploitation; l'expression d'« instal-

lations» dont se sert l'art. 3 de la loi precitee, s'applique

aussi bien aux locomotives et wagons, qu'aux gares et a la

voie. TI suffit que ces depenses constituent une augmentation

ou une amelioration essentielle des installations existantes,

« dans l'interet de l'exp1oitation,» comme l'ajoute 1e texte

allemand. Le Conseil federal a d'ailleurs, a de nombreuses

reprises, admis, pour etre portees a l'actif du bilan, des in~­

tallations nouvelles ou supplementaires du materiel d'explOl-

tation.

460

B. Civilrechtsptlege.

Ce n'est que dans une mesure infinitesimale que l'installa-

tion des freins continus peut etre envisagee comme concer-

nant l'entretien d'installations existantes, soit l'entretien des

freins ordinaires. L'adaptation des freins continus augmente

le poids mort des vehicules dans une notable proportion, et

par consequent la valeur d'inventaire de ce materiel. Les

frais necessites par l'installation de ces appareils ne sauraient

donc etre envisages comme concernant le remplacement d'an-

ciens appareils, ou le simple entretien du materiel.

Dans sa replique, le Conseil federal maintient d'une ma-

niere generale ses appreciations et reprend ses conclusions

tendant a Ia confirmation de la decision du Conseil federal.

En ce qui concerne les postes 5 et 6, Ia replique declare

que si Ia Suisse OccidentaIe-Simplon n'a rec;u que 1850 fr. en

fait de subventions pour les grues de Colombier et de Saxon,

le Conseil federal veut bien reduire a ce chiffre les 2000 fr.

primitivement portes. A ce sujet la replique maintient qne

ces subventions ont ete donnees pour faciliter l'etablissement

de ces grues et que la Suisse Occidentale-Simplon n'a employe

a cet effet que la somme necessaire en plus de ces subventions.

Dans sa duplique, Ia Compagnie reprend, avec quelques

nouveaux developpements, les arguments presentes par elle

en reponse. En ce qui concerne les freins continus, la Suisse

Occidentale-Simplon reclame l'application en sa faveur des

principes admis sur ce point par le Tribunal federal dans des

arrets recents, autorisant les Compagnies a porter au compte

de construction le cout total de l'installation de ces freins,

mais sous deduction de Ia valeur de Ia partie des anciens

appareils (timonerie) supprimee par suite de la nouvelle instal-

lation, ainsi que des frais de la main-d'reuvre, soit du montage

yafferent. La Compagnie produit a l'appui de sa conclusion:

a) Le compte de l'installation des freins continus Wenger,

aux vehicules neufs, soldant par. .

.

. Fr. 13 527 55

b) Le compte de l'installation de ces

memes freins a divers vehicules anciens,

soldant par .

.......

»53 995 53

Soit cout total des freins continus

Fr. 67523 08

IX, Rechnungswesen der Eisenbahnen. N° 69,

461

Report,

dont il Y a lieu, selon elle, de deduire, con-

formement aux principes admis dans les re-

cents arrets du Tribunal federal :

Fr. 67523 08

c) Compte de la valeur des timoneries

de freins a mains, snpprimees par suite de

l'installation des freins continus aux vehi-

cules anciens mentionnes ci-dessus, ainsi

que des frais de montage, soldant par. .

Reste

»

8863 -

Fr. 58660 08

La Suisse Occidentale-Simplon declare reduire a ce dernier

chiffre sa conclusion sous N° 11 et persiste ademandel' d'etre

autorisee a le porter au compte de construction, soit a l'actif

de son bilan pour l'exercice de 1887.

Statuant sur ces faits et considerant en droit :

En ce qui concerne le premier poste litigieux (frais pour

etudes et direction des travaux de parachevement) :

10 La premiere liste des depenses que Ia Compagnie esti-

mait faire figurer au compte de construction pour 1887 s'ele-

vait a 33 416 fr. 28, a savoir : Traitements et salaires :

1. Meyer, ingenieur en chef.

.

.

Fr. 2000-

2. Perey, ingenieur, chef de bureau

»

5 000 -

3. Duvoisin, aide

.

»

356 -

4. Orpizewsky, aide

»

1 498 -

5. Dapples, P.,

»

»

2 371 -

6. Dizerens, A., »

»

653 -

7. Nicod, 'N.,

»

»

8'76 -

8. Pasquier, F., dessinateur.

»2200 -

9. Dufour, E.,»

»

2 000 -

10. Ringger, F., comptable

»

2 200 -

11. Zimmermann, commis .

»900 -

12. Pahud, copiste .

. .

»99 -

13. Collin, H., commissaire-geometre

»

3 972 -

14. Michel, R., employe

»

1500-

15. Pathey, J.,

»

»

1 800 -

16. Pathey, B.,

»

»

1 200 -

Fr. 28625 -

i!

462

B. Civilrechtspflege.

Report,

17. Debourses et deplacements.

18. Frais de bureau, ports, etc .

19. Travail suppIementaire .

Fr. 28625 -

»

2 708 20

»

2 061 58

»

21 50

Fr. 33416 28

Sur cette somme, le Conseil federal demandait l'elimination

des rubriques 1, 2 (en partie), 11, 12, 13, 14, 15,16, 18 et 19

par 16 116 fr. 28, et la Compagnie ayant consenti a eliminer

la moitie du N° 13 et les N°s 14, 15 et 16 en totalite, soit en

tout 6486 fr., il en resulte que le litige ne porte plus que sur

les N°s 1, 2 (en partie), 11, 12 et 13 pour moitie, 18 et 19,

soit sur une somme totale de 9630 fr. 28.

Il ya lieu tout d'abord de deduire de cette somme comme

etranger au compte de construction, le N° 19, soit 21 fr. 50

pour copies, travail suppIementaire pour devis, etc. La Com-

pagnie n'a point allegue que ces frais aient ete necessites par

des travaux de parachevement ou par des constructions nou-

velles; en outre, ce montant est fort minime, et meme en

cas de doute, il devrait etre transfere au compte d'exploita-

tion, conformement a la jurisprudence suivie jusqu'ici par le

Tribunal federal touchant des sommes aussi insignifiantes. Le

poste litigieux se trouve ainsi reduit a 9608 fr. 78, pour trai-

tements, que la Compagnie estime etre afferents ades travaux

de parachevement, alors que le Conseil federalle conteste.

Aucune preuve n'a ete rapportee, ni meme tentee par les

parties aux fins d'etablir le bien-fonde de leurs allegues sur

ce point; il eut et6 d'ailleurs fort difficile, sinon impossible,

de distinguer entre la part de travail que les employes dont

il s'agit ont consacree au parachevement des lignes, et celle

qu'ils ont certainement aussi appliquee au service de l'exploi-

tation et de l'entretien.

Dans ces circonstances, et vu cette incertitude,il se justi-

fie de trancher le differend relatif a ce poste ex requo et bono,

c'est-a-dire d'autoriser la Compagnie a debiter le compte de

construction de la moitie du premier poste litigieux, reduit a

9608fr. 78 soit de 4804 fr. 39. Cette solution apparait comme

IX. Rechnungswesen tier Eisenbahnen. N° 69.

463

equitable, si Fon considere qu'une partie notable du temps de

l'ingenieur en chef, de son chef de bureau, et d'autres em-

ployes en sous-ordre a ete consacree a I' execution et a la sur-

veillance de travaux neufs, ou de parachevement et que des

frais de bureau ont ete faits de ce chef.

2° La Compagnie ayant admis, avec le Conseil federal, que

les 2145 fr. 55 pour le ballastage a l'occasion du relevement

de la voie entre Henniez et Granges devaient figurer au

compte de renouvellement de la voie, ce poste n'est plus liti-

gieux entre parties.

3° En ce qm a trait au t,oisieme poste, de 876 fr. 50, rela-

tif au remplacement d'une passerelle en bois a Saint-Germain

par une passerelle en fer, il y a lieu de se demander si cette

somme doit etre consideree comme ayant ete depensee pour

des installations supplementaires ou nouvelles constituant

une augmentation ou une amelioration essentielle des installa-

tions dans l'interet de l'exploitation (loi du 21 Decembre 1883,

art. 3, alinea 1). Il ne saurait etre question d'une augmenta-

tion, mais il est certain que ce travail apparait comme une

amelioration dans l'interet de l'exploitation. Une semblable

amelioration ne saurait toutefois, en presence de la jurispru-

dence anterieure du Tribunal federal, et YU la minimite rela-

tive de la somme en question, etre consideree comme essen-

tielle dans le sens de la loi, pas plus que le remplacement

d'une rampe en bois par une rampe en pierre (voir aITet du

Tribunal federal en la cause Conseil federal contre N ordost-

bahn, 16 Mars 1888, XIV, page 128, considerant 4). La radia-

tion de ce poste du compte de construction se justifie d'ail-

lems d'autant mieux que ce travail aura pour effet de diminuer

considerablement a l'avenir les travaux d'entretien de la dite

passerelle,lesquels sont a la charge de l'exploitation.

4° Le second chariot place par la Compagnie dans ses ate-

liers d'Yverdon rentre certainement dans le materiel d'exploi-

tation, dont le cout d'acquisition peut etre porte a l'actif du

Man, conformement a l'art. 3, alinea 1 susvise, s'i! en est re-

suIte une augmentation ou une amelioration essentielle des

installations.

B. Civilrechtspllege.

Or l'achat de ce second chariot, lequel ne saurait etre re-

voque en doute en presence de la lettre du Oonseil federal

du 28 Octobre 1886, implique evidemment une augmenta-

tion: l'autorisation d'acquerir cet engin, contenue dans la dite

lettre ne peut en effet avoir trait qu'a une acquisition nou-

velle,, attendu qu'aucune autorisation de ce genre n'intervient

lorsqu'il s'agit d'un simple remplacement. Le chariot hors

d'usage auquelle memoire du Oonseil federal fait allusion est,

au illre de la Oompagnie, dont rien ne peut faire suspecter

l'exactitude celui de la remise des voitures d'Yverdon, qui

,

sera plus tard remplace, mais il ~'a aucun rapport avec le

second chariot acquis pour les ateliers de la Oompagnie dans

eette meme ville. Le compte de construction doit des lors

etre debite du cout de cette acquisition.

50 Dans son arret du 27 fevrier 1887 en la cause Oonseil

federal contre Vereinigte Schweizerbahnen, le Tribunal de

ceans a estime que les subventions a fonds perdus payees aux

eompagnies devaient etre deduites du compte de construc-

tion, soit de l'actif du bilan, par le motif que les frais d'instal-

lation de la ligne se trouvent diminues, au profit de la Oom-

pagnie, du montant des dites subventions et que celle-ci ne

peut etre autorisee, en sa qualite de proprietaire, a faire

figurer au bilan la ligne et son materiel d'exploitation pour

un montant superieur au prix de revient.

01' il s'agit, apropos des postes litigieux 5 et 6, de sub-

ventions de 1850 fr. versees a la Oompaoonie, a fonds perdus,

par les communes de Oolombier et de Saxon, a titre de co~­

tribution volontaire pour l'etablissement de deux grues, et Il

y a lieu de faire application, a cette situation analogue, du

principe rappele ci-dessus. Le montant des subventions reQues

gratuitement par la Compagnie, et employe par elle a l'achat

des grues en question ne constitue point une depense reelle,

effective de sa part et ne saurait des 10rs figurer a l'actif de

son bilan. Quant a l'exactitude du chiffre de ces subventions,

rappele ci-dessus, il n'y a aucune raison pourmettre en dout~

les indications de la Compagnie a cet egard, et le Conseil

federal se declare d'ailleurs pret ales admettre.

IX. Rechnungswesen der Eisenbahnen. N° 69.

465

6° En ce qui a trait au poste 7, relatif a une subvention de

2000 fr. payee par la Compagnie a la commune de Vevey

pour l'ouverture d'une nouvelle route d'acces a la gare de

cette ville, il convient de rappeIer que lors de la construction

de la dite gare, la Oompagnie s'etait engagee a contribuer

par un capital de 20000 fr. aux frais d'etablissement d'une

voie d'acces, ou, pour le cas Oll celle-ci ne serait pas cons-

truite, a etablir elle-meme un passage a pietons pour relier la

rue des Bosquets a Ia gare aux voyageurs i ce fut cette der-

niere alternative qui se presenta, mais lorsqu'en 18871a com-

mune donna suite a son premier projet, et que le percement,

soit prolongement d'une nouvelle rue aboutissant a la gare fut

decide, cette commune, par convention du 26 Decembre de

dite annee, libera la Oompagnie Suisse Occidentale-Simplon

de la servitude de passage a pietons susmentionnee, lui re-

mettant a perpetuite la pleine propriete et jouissance du

terrain occupe par le sentier servant a ce passage, contre

paiement d'une somme de 2000 fr. seulement, actuellement

litigieuse.

Il est vrai qu'ensuite de la convention susmentionnee, une

surface de 90 metres carres se trouva de nouveau disponible

pour les besoins de l'exploitation et liberee de la servitude de

passage qui la grevait. TI ne saurait toutefois etre pretendu

que cette circonstance puisse etre assimiIee a la creation

d'une installation suppIementaire ou nouvelle, a la suite de

laquelle !'installation existante, soit la gare, beneficie d'une

augmentation ou d'une amelioration essentielle dans 1e sens

de l'art. 3, alinea 1, de la 10i federale de 1883. Non seulement

il n'est pas etabli que ce terrain de peu d'importance ait reQu

jusqu'ici une destination nouvelle, mais il est constant que 1e

cout de cette surface est deja compris, ainsi que celui des

autres terrains expropries pour l'etablissement de la gare,

dans les frais d'installation de celle-ci, et il figure des lors

deja au compte de construction, soit a l'actif du bilan de la

Oompagnie.

7° TI y a Iieu egalement de rayer de I'actif du bilan le poste

N° 8, de 582 fr. 95, pour U11e cOlilisse d'egout a Yverdon.

xv -- 1889

30

B. Civilrechtspflege.

Conformement a plllsieurs arrets anterieurs du Tribunal fede-

ral, un travail de ce genre ne peut etre considere comme en-

trainant une augmentation des installations, ou une ameliora~

tion essentielle dans l'interet de l'exploitation, mais il apparait

comme seulement secondaire. C'est en partant de ce point de

vue que le Tribunal de ceans a, dans un cas presentant beau-

coup d'analogie avec l'espece actuelle, radie du compte de

construction un canal d'ecoulement, soit d'assainissement en

ciment, d'une valeur de 1660 fr., -

ainsi bien superiern'e au

poste en litige, -

et refuse de lui reconnaitre le caractere

d'une amelioration essentielle aux termes de la lai. (V oir arret

du 12 :Mars 1886, Confederation contre Aargauische Südbahn,

XII, page 185.)

8. Le poste conteste N° 9 a trait a 1554 fr. 90 pour main-

d'ceuvre de travaux divers a Colombier, somme sur laquelle

le Conseil federal reconnait 99 fr. porn° 66 metres de prolon-

gement de voie, ce qui reduit la valeur litigieuse a 1455 fr. 90.

Ces frais de main-d'ceuvre ont trait ades travaux executes a

la gare de Colombier, et figurant dans le compte de la Com-

pagnie sous la rubrique d'agrandissement de la cour aux mar-

chandises etc., et pose d'une grue de chargement; ils doivent

suivre, au point de vue de la question de leur attribution a

l'actif du bilan, le sort de ces travaux eux-memes. Le Conseil

federal ayant laisse au compte de construction les depenses

l}our les materiaux necessaires aces travaux, il ne peut etre

admis a contester aujourd'hui le maintien au dit compte des

frais de main-d'ceuvre necessites par les dits travaux. L'agran-

dissement de la cour aux marchandises et l'etablissement de

la grue se caracterisent d'ailleurs comme des constructions

suppIementaires ou nouvelles, et comportent aussi bien une

augmentation qu'une amelioration essentielle dans l'interet de

l'exploitation. TI en est autrement en ce qui concerne le de-

placement d'anciennes voies et aiguilles, dont les frais con-

sistent exclusivement dans la main-d'ceuvre. Les pieces du

dossier ne fournissent, il est vrai, en dehors d'un poste de

300 fr. pour le deplacement de deux aiguilles, pas de donnees

precises sur l'importance de ces dernieres depenses; on pellt

IX. Rechnungswesen der Eisenbahnen. N0 69.

467

toutefois les supputer approximativement a 1000 fr., et, attendu

que ces deplacements, etc. d'anciennes voies et d'aiguilles

rentrent dans le service de l'entretien et ne peuvent etre e _

vis~ges .comme c~nstituant des installations sUPPlementair~

ou nn~hquant smt une augmentation, soit une amelioration

essentIelle de ces installations, il y a lieu de sortir cette

somme du compte de construction. En revanche, les 455 fr. 90

solde de c~ poste, doivent etre maintenus dans ce compte;

cette derrnere somme a, en effet, ete appliquee a I'agrandis-

sement de la cour aux marchandises et au placement d'une

grue de dechargement, installations nouvelles ou supplemen-

taires entrainant incontestablement une augmentation et en

tout cas une amelioration des installations existante; dans

l'interet de l'exploitation. (Voir anet du Tribunal fede;al en

la cause Co~seil federal contre Centralbahn, XII, pag. 175 ss.)

9° De meme, conformement aux principes poses dans l'ar-

ret. precit~,. l'etablissement d'appareils de desinfection pour

cabmets d aIsance de wagons de marchandises ne constitue

point une, ~ugmentation dans le sens de la loi; ces appareils

se caractensent, non comme des objets independants mais

co:nme une adjonction de nature toute secondaire, ~ui n'a

pomt pour effet de transformer les dits wagons d'une maniere

essentielle. TI n'y a done plus qu'a rechercher si l'introduetion

de ces appareils comporte une amelioration essentielle dans

l'interet de l'exploitation du materiel roulant, lequel, a~ ter-

mes de decisions anterieures du Tribunal de ceans rentre

~s les installations mentionnees dans la loi. Cette ~uestion

dOIt toutefois etre resolue negativement; en dehors de la cir-

~onstanee, deja indiquee, le wut de cette adjonction est rela-

tiv~ment minime, et, a ce point de we eneore, l'amelioration

~Ul peut en resulter ne saurait etre envisagee eomme essen-

tielle dans le 'sens de la loi. Ce poste de 723 fr. 75 ne doit

des lors pas figurer au compte de construction.

1~0 . ~es postes contestes N°s 12 et 13 se rapportent ades

acqUlsltlOns de mobilier et d'outillage pour l'ancien reseau et

POur la ligne du Valais. TI s'agit donc d'acquisition d'objets

servant a l'exploitation, et leul: wut, pour autant que ces ob-

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468

B. Civilrechtspflege.

jets ne constituent pas un simple remplacement, mais impli-

quent soit une augmentation, soit une amelioration essentielle

dans l'interet de l'exploitation, doit etre admis au compte de

construction.

Or il resulte de l'inventaire de ces objets produit au dos-

sier, et le Conseil federal admet lui-meme que bien qu'une

notable partie d'entre eux ne servent qu'a en remplacer d'au-

tres hors de service, il s'en trouve plusieurs, tels que par

exemple divers appareils et instruments de precision, pen-

dules, etc., qui sont des acquisitions entierement nouvelles,

inlpliquant une augmentation des installations auxquelles les

dits objets ont ete attribues. 01' aux termes de l'art. 3, alinea

1. de la loi federale, et ainsi que le Tribunal de ceans l'a re-

c~nnu dans son arret du 29 Decembre 1888 en la cause Con-

seil federal contre Central, les frais pour l'acquisition du

materiel d'exploitation peuvent etre portes au eompte de

construetion, non seulement 10rsqu'ils eoncernent l'aehat de

locomotives et de wagons, mais sans distinction, pourvu qu'il

en resulte une augmentation (ou une amelioration essentielle)

des installations, dans l'interet de l'exploitation. En ce qui

concerne la determination de Ia valeur de eeux de ces objets

qui constituent cette augmentation dans le sens de Ia loi, le

Tribunal federal ne se trouve, Yll l'absenee de toute preuve

entreprise a cet egard, pas en situation de pouvoir proeeder

a une classi:lication rigoureuse des dites acquisitions. Dans

cette position, un partage par moitie apparait comme equi-

table et il se justifie des lors de faire :ligurer au compte de

construction Ia moitie du montant total des deux postes en

question, soit 6823 fr. 95.

11° En ce qui touche en:linauposte eonteste de 67 523 fr. 08,

wut de l'adaptation de freins eontinus Wenger au materie I

roulant, l'arret du 29 Decembre 1888 precite, se referant lui-

meme a celui du 16 Mars de la meme annee (XIV, p. 122 ss.),

a reconnu que si ces freins ne peuvent etre consideres eomme

une augmentation du materiel, puisqu'ils apparaissent seule-

ment comme une partie eonstitutive cles vehicules, ils presen-

tent tous les caracteres d'une amelioration essentielle, soit au

point de Ylle cle la securite qu'ils communiquent aux trains,

IX. Rechnungswesen der Ei;,enbahnen. N0 69.

469

soit a eelui des frais eonsiderables entraines par leur instal-

lation, et que des lors les sommesdepensees pour leur acqui-

sition doivent etre eomprises en principe dans le compte de

construction. Toutefois l'arret du 29 Deeembre susvise recon-

nait qu'il y a lieu de deduire de ces frais d'acquisition, la va-

leur des pieces de timonerie, devenues inutiles, des anciens

freins, ainsi que la depense occasionnee pour leur montage,

attendu qu'a defaut de cette deduction, le predit compte se

trouverait debite a double de la valeur des anciens freins et

de celle des nouveaux, ce qui est inadmissible.

Les motifs de cet arret visant nne espece identique, ont

conserve toute Ieur valeur en ce qui concerne le litige actuel

et il y a lieu de proceder a la determination de Ia somme a

porter au compte de eonstruetion pour le present poste, d'a-

pres 1e mode de caleul suivi lors de la predite eontestation.

Du montant total litigieux, il y a lieu ainsi, eonformement

aces principes, d'operer la defalcation de la valeur des tinl0-

neries de freins a mains supprimees, ainsi que des frais de

montage de ces clerniers. Cette valeur a ete estimee a 8863 fr.

dans un compte detaille fourni par la Compagnie (soit 6683 fr.

pour valeur cl'achat et 1980 Fr. pour frais de montage).

Comme il n'existe aucun motif pour douter de l'exaetitude et

de la sincerite de ces indieations, c'est eette somme qui doit

etre deduite des 67 523 Fr. 08, ce qui ramene a 58 660 fr. 08

la partie de ce poste admise au compte de construetion.

Par ces motifs,

Le Tribunal federal

prononce:

La demande du Conseil federal est admise, en ce sens qne

la Compagnie des chemins de fer de la Suisse Occidentale-

Simplon est tenue de rayer de l'actif de son bilan pour l'al1-

nee 1887:

a) La moitie du poste 1, par

Fr. 4804 39

b) Le poste 2, par.

»

2145 55

c) Le poste 3, par.

»

876 50

d) Les postes 5 et 6, par.

2-

1850 -

Areporter, Fr.

9676 44

470

ß. Civilrechtspflege.

Report,

Fr. 9 676 44

e) Le poste 7, par. . .

»)

2 000 -

f) Le poste 8, par.

. .

»582 95

g) Du poste 9 (en partie)

»

1 000 -

h) Le poste 10. . . .

»723 75

'1,') Du poste 11. . . .

»

8 863 -

k) Des postes 12 et 13 (la moitie).

»6 823 95

soit au total,

Fr. 29 670 09

La demande est repoussee quant au surplus de ses conelu-

sions.

X. Gebrannte Wasser. -

Spiritueux.

7 O. UrtgeiI bom 7. Snni 1889 in 6acgen ll1eufomm

gegen eibgenöffifcge ~n0901berroartnng.

A. :ner UrtgeU~antrag beß Snftrnftionßric9terß gtng ba9in:

1. <iS:ß roirb, in ~'6änberung beß :nif:pofitibß 1 beß 6c9al$nng~~

liefunbeß, ber bem 5Srennereieigent9ümer

~einric9 ll1eufomm in

1Rafa au bergütenbe 'lRtnberroert9 geraBgefeJ$t auf ben 5Setrag bon

23,500 ~r. (breiunbawan3igtaufenb fünf9unbert

~t(tnfen)' im

Uelirigen 9at eß tn allen :t9ei1en Bet bem ®c9ai)ungßliefunb: fein

5Sewenben.

2. :nie Snftruftionßfoften liefte9enb in:

a. ®c9reibgeliü1}ren 16 ~r. 80 ~tS.;

b. ~ußlagen ber,Stanalei 1 ~r. 40 ~tß.

werben bem <iS:):j.)roj.)riaten S)einric9 ~neufomm auferlegt. :nte ~ar"

teifoften finb, ba bie eibgenöffifcge ~lt'o1}oll.1erttJartung eine,Stoften~

rec9nung ntc9t eingelegt 1}at, roettgefe9lagen.

B. :niefe: ~ntrag wurbe l.1on ber eibgenöffifc9en

~ffol}ofuer~

wa!tung, nt~t alier l.1om <iS:ntfc9äbigungSanf'prec9er angenommen.

5Set ber geuttgen med)anblung Beantragt leJ$terer, eß fet 19m über

bie im Snftrultionßantrage

gutgel}ei~enen

~nfäi)e l}inauß eine

<;s;ntfc9äbtgung l.1on 10,000 ~r. für weinberwert9 bon m5ol}n"

X. Gebrannte Wasser. N° 70.

471

unb DefonomiegeMube unb eine folcge l.1on 7500 ~r. für 'llllnber"

wertl} beß ®runbbefii)eß (tn ~olge m5egfalleß ber ®c9lemj.)e) au"

3ufprecgen; el.1entuell bedangt er, eß iei U)m für bte Bett l.1on

merfiegelung ber 5Srenneret l}inweg lit§ öur JSeaal}lung ber (;S;nb

fc9äbtgung (mit ~ußnal}me etneß baawtfcgen ftegenben 5Setrteb~"

monateS) ber BtnS 3u 5 Ofo bon bem gan3en (l.1on t9m auf

200,000~r. Bered,meten) ~nlagefa:pttale, welcgeS in feinen ®e"

liIiubean{agen, ®tunbliefi~ u. f. w. fteete, au bergüten,

:ner ~nwaIt ber etbgenßffifcgen

~ffol}o{\)erttJaltung trägt auf

5Seftätigung be§ Snftruftton~antrage~ unter,Stoftenfolge an •.

:naS 5Sunbe~gertc9t aie9t in <iS: r ro Ci gun g :

1. m5a~ 3unäc9ft ben geute 3um erften SJ.nale geftellten e\)en~

tu ellen ~ntrilg beS ffi:efunertten anMangt, 10 tft nar, ba~ ber"

reThe fetnenfallS

gutgeget~en werben fann. :ner ~nwalt ber

eib~

genßffifcgen ~(fol}orbet"nlanung l}at allerbtngS tn fetnem mortrage

burc9lilieten laffen, baß lei)tere geneigt fet, . bem 1Refurrenten tn

biefer 5Se3tc9ung entgegenaufommen; allein er 9at ntc9tSbeftoroe"

niger bie Betreffenbe ~orberung nic9t, weber günaHc9 noc9 t~eil"

weife, anerfannt, fonbern gegent~eU~ auf etnfacge 5Seftütigung b~

Snftrutttl)nSantrage~ gefc9loffen. llCun liegt aoer auf ber ~anb,

ba~ ber fraglicge ~ntrag, weld)er bor ber ®c9a~un9~fommtffion

gar ntc9t geftellt war, :proacßuaUf cl) un3urä~ig tft unb ba~er ölt"

rMgewtefen werben

mu~. :nie ~orberung ber lBeratnfung beß

ganöen ~nlagefaj.)ttal~ (aumaJ mit Snliegriff beß m5erfge§ fämmt~

ltcgen &runbliefi~eS) fann ja natürHc9 tn feiner m5eife a@ eine

,Stonfequena unb feThftberftänbUcge ~oIge ber bor ber ®c9ai)ungß"

fommiiiton geftellten ~orberungen be~ 1Refurrertten um ®ewäl} "

rung geruiffer (;S;ntfd)äbigungßlietrlige unb lBer3infung berfellien

lietrac9tet werben. @§ mu~ fomtt bem liimgen <funeffen ber eib"

genöfftfc9cn ~{fo~oll.1erttJaItung ülierIaffen bleiben, bern 1Refurrenten

in biefer 5Se~ie~ung freiroimg Bugel1änbniffe au mac9en, wofür

aUerbtng~ in bem Umftanbe, ba~ tn anbern ~ällen bte eibgenöf"

fifcge ~ol}o(l.1erroanung für bte aettroeife 5Sefe9rlinfung ber 5Sren~

nereilieft~er tn ber merfügung über t~r <iS:igentl}um tl}et@ gütfic9,

t~et@ tn ~orge UrtgeU§ @ntfc9äbtgung geteiftet au 9alien fc9etnt,

ein ~inreic9enber ®runb liegen mag.

2. <iS:lienfo tft ber Snftrutttl)n~ctUtrag rüetfic9tfic9 ber <;s;ntfc9/b