Volltext (verifizierbarer Originaltext)
638
B. Civilrechtspßege.
me!)t feine eigene
~rüfung ber mer1)iiUniffe, weld)e i1)n bie
Uebedreibungen beg stliiget~ auf i1)r tid)tige~ IDlaS l)abe müffen
3utüc'ffü1)ren laffen, für t~n beftimmenb gewefen lei. m:ngeftc6tg
biefer tf)atfäd)lid)en t'rej1ftellung erfd)eint bie
\)otinftan~nd)e
~ntfd)eibung aI~ gered)tferttgt. ~enn e~ mus eben
a{~ fell·
j1e1)enb angenommen werben, bau in bem meflagten burd) 'oie
falfd)en m:ngaben
be~ Stliiger~ ein für feine ~ntfd)neuung er:::
f)eblid)er Srd1)nm über bie bi~1)etige ~enbite beg medrag~ob:::
jefteg ntd)t erwec'ft Ulurbe, f 0 baS e~ in ber ~9at an bem er-
forbedtd)en staufatAufammenl)ange
~wifd)eu ber betrügetifd)ett
~anbrung~weife be~ jtriiger~ unb bem medrag~fd)luffe fe1)tt.
4. me3ü9lid).
be~ f)uantitati\)~ ber ffiigerifd)en t'rorberung
iit, unter m:bUleijung ber
mefd)~t1erben beiber 1ßarteien, .bie
3Uleitinftan3lid)e ~ntfdieibung 3u bertiitigen.
~enn ber stläger
im 1)eutigen mortrage auggefÜl)rt 1)at, ber 3Ulifd)en ben 1ßarteien
abgeid)Ioffene mertrag qualifi6tre fid) aIg ~ad)t unb nid)t alg
IDUet1)e, 10 fann bie~ bal)ingej1elIt bleiben, benn, ttad) Zage ber
@5ad)e, tft biefe t'rtage für bie t'reitftellung ber @ntfd)iibigung
burd)aug uner1)ebHd). mor ben fan tonalen 3nfhln3en nämIid)
1)at ber stHiger feine t'rorberung
uu~fd)Hefind) auf m:rt. 292
D .• ~. begrünbet, inbem er gemäf3 m:rt. 292 m:bfall 2 al~ ~nt·
fd)äbigung einen l)alben 3a1)reg6ing \)edangte; er fann nun
fe1bft\)erftiinblid) tn ber bunbeggetid)tHd)en 3nftan~ feine
me~
gel)ren niel)t burd) merufung auf ben \)on ber ~ael)t f)anbelnben
m:rt. 310 abänbern
be3ie!)ung~weife erweitem, unb übtigen~
l)anbelt e~ fid) in easu über1)aupi nid)t um bie in m:rt. 292
uub 310 eil. \)orgefef)ene IJorAeitige
~u~8fultg eine{\ IDlietb·
ober ~ad)t\)ertrage~ au~ wiel)tigen @rünben. .8Ular tann ber
IJon ben tantonalen @erid)ten
~iefür angefü~tte @runb, Da~
m:rt. 292 eiL, -
unb bug @leid)e muute felbft\)erftänblid) aud)
für m:tt. 310 geUen, -
fiel) nur auf beteit~ angetretene
IDliet~.
IJer~iittniffe be~ie~e, nid)t alg 3utreffenb erad)tet Ulerben, benn
e~ ifi in ber sr~at nid)t
ein3ufe~en, Ularum bie in m:rt. 292
normirte merugntu \)Or3eitiger Stünbigung be~ mertrageg, Wenn
wid)tige @rünbe bag
~a(ten beffe1ben unerträglid) mael)en,
nur rür bereit~ angetretene IDliet~tler1)iiltniffe gelten follte; Wenn
ba~ @ef~ \)on unerträgHd) geUlJ.ltbener "t'rJ.lrtfellung ll 'be~
IV. Obligationenrecht. N° 93.
63\/
mertrageg fprid)t, 10 etfliirt fid) biefe
~ebaftton barau~, bn~
ber @efe~geber 3unad)j1 ben ~ramfd) am 9äufigften \)orfommen.
ben t'ran, wo erft uad) m:ntritt ber IDlietge bie merQiiltniffe fiel)
in einer ~eife gej1atten, weld)e ber einen ober anbern ~arte i
bie t'rort'oauer
'oe~ medrage~ unerträgHd) mael)en, im
~uge
Qatte. @in arg. e eontrario barf aug biefet t'raffung nid)t ab·
geleitet werben.
~agegen trifft m:rt. 292 D.·~. beU9alb in
teiner ~eife ~u, weil ia ber meflagte ben mertrag nid}t Ulegen
"Ulid)tiger @rünbell gefunbigt, fonbem beffen
~rfünung au~
bem @run'oe \)erUleigert l)at, wei{ berfefbe für i1)n nid)t \)cr.
binblid) fei. m:ngefid)t~ biefer ~altung be{\ mef!agten 9iitte bet
stläger offenbar aUf
mertrag~etfunuttg
be~ieQung~Uleife auf
.8a~{ung be~ ftiputirten miet~~infe~ nagen tönnen (SUrt. 279
D.<~.), fofem er bie IDliet~fad)e 6ur IJedraggmiiuigen menu-
§ung burd) ben meflagten bereit Qiett. m:nein er 1)at bleu niel)t
getQan, fonbem l)at, inbem er aud)
feinerfeit~ \)om medrag
3urüc'fttat, einfad) auf @5d)abenerfa§ gefIagt. ~afi nun in ber
t'reftftellung biefer, nad) ben allgemeinen @runbfiillen ber
m:rt. 110 u. ff. D.·~. 3u beud1)eHenben, @5d)abenerfallforberung
auf 500 t'rr. ein ~ed)t~itrt9um liege, ift niel)t erfid)tHd)J um
10 ",eniger, aIß ber Stläger jebe genauere ~arlegung belS 19m
erwad)fenen @5d)aben~ unterlaffell l)1li.
~emnad) 1)at baß munbe{\gerid)t
etfannt:
~ie ~eitetAie~1tng heiber ~arteien ift abgewiefen unb eß 9at
bemnad) in aUen ~Qeiten bet bem angefoel)tenen Urt~ei1e be~
m:ppellationggeriel)teg be~ Stanton\! mafelftabt \)on 20./27. IDlai
1886 fein mewen'een.
93. Am~t du 22 Oclobre 1886 dans la cause
masse Senglet contre Darier.
Par convention intervenue le :18 Avril 1885 entre le sieur
John Senglet, marchand de bois a Geneve, et les. epou~ Henri
Darier, employe de commerce a BLllle, et S. Dafler, nee Lutz,
640
B. Civilrechtsptlege.
aBulie, le premier a engage le mari Darier en qualite, de
direeteur de son chantier, aBulie, avee 3000 francs d ap-
pointements.
.
.
De son cöte, la dame Darier a pns l'engagement de lalS-
ser dans la maison de J. Senglet, pendant la duree de l'em-
ploi de son mari, le montant de 10000 francs dont elle etait
creanciere. .
Aux termes de rart. 5 de Ja eonvention, pour garantir
dame Darier de Ja somme ci-dessus, ainsi que des verse-
ments uIterieurs qu'elle pourrait faire, J. Senglet, oulre Ja
garantie generale affeetant tout son actif, a consenti a une
saisie provisionnelle a pratiquer a Bulle par ministere d'huis-
si er renouvelable aussi souvent que de besoin et comprenant
tout~s Jes marchandises deposees au chantier de Bulle, aussi
bien que le hangar et les agencements.
II resulte de pieces produites que J. Senglet disposait de
son chantier de Bulle, en ce sens qu'il donnait a Darier l'or-
dre, depuis Geneve, de lui expedier des bois a cette der-
niere destination.
Par la me me convention J. Senglet s'est engage toutefOls
a laisser toujours au dit chantier une quantite de marchan-
dises representant une valeur double environ de la somme
pretee par dame Darier.
Des dissentiments ne tarderent pas a se produire entre par-
ties au sujet de ceUe convention, le sie ur Darier se plaignant
de la faible quantite de marchandises laissee au chantier,
et Senglet reprochant a son directeur de ne pas soigner con-
venablement ses interets.
Par exploit du 31 Juillet 1885, Darier a notifie a Senglet
des gagements sur]a generalite de ses biens, pour parvenir
au paiement des 10000 francs dus a la dame Darier, et le
18 Aoilt suivant, il a procede a la saisie des marchandises
existant au chantier de Bulle.
Le 1er Septembre 1885, ragent d'affaires Andrey, aBulie,
agissant au nom de dame Darier, a fait taxer les marchandi-
ses susmentionnees.
•
Par mandat du 10 dit, J. Senglet a fait opposition a la
IV. Obligationenrecht. N° 93.
641
poursuite et par citation demande du 2 Octobre, il a actionne
les epoux Darier en nullite de cette poursuite, par ]e motif
que le dit Senglet eut dil elre recherche a son domicile a
Geneve.
Sous date du 26 Novembre 188ti, le Tribunal de Com-
merce de Geneve a prononce la faillite de John Senglet, et ]e
liquidateur de la masse a repris les conclusions formuIees
par le [aiUi.
En audience du 12 Janvier 1886, le sieur Darier a deeIare,
tant en son nom qu'en celui de sa fernrne, et vu la faiIlite de
J. Senglet, admettre que sa saisie envisagee separement
comme toute autre saisie, ne peut Iui conferer, a lui ou a
son epouse un droit de gage par elle-meme, mais qu'il re-
vendique .pour son epouse un droit de nantissement fonde
sur la convention et resultant de ses art. 5 et 6, aux termes
desquels sa poursuite, soit saisie, aYait en essentiellement
ponr hut de mieux conslater le nantissement et de sauvegar-
der les droits de gage qui en decoulaient.
Le sieur Darier s'elant porte demandeur, ]es parties con-
vinrent entre elles que, par mesure provisionnelle, le repre-
sentant de la masse serait autorise a disposer des marchan-
dises existant au chantier de Bulle, moyennant depot prea]a-
ble, en main du president, de t 0 530 fr., montant anquel ces
marchandises avaient ete evalnees juridiquement.
H. Darier, tant en son nom qu'au nom de son epouse,
avait coneIu :
1° ace que la masse Senglet soit condamnee a reconnaitre
que dame Darier est au benefice d'un droit da gage sur les
marchandises garnissant le chantier de J. Senglet, a Bulle, ainsi
que sur Ie hangar et les agencements, soit sur les argents
represen!ant Ia valeur des dites marchandises, pour garan-
tir le paiement des sommes pretees a. Senglet et accessoires;
qu'en consequence elle a droit d'etre payee par privilege
snr la somme deposee en main du juge.
2° Subsidiairement, a ce que la masse Senglet soit con-
damnee a reconnaitre :
a) qu'au nom de son epouse Darier est au Mnefice d'un
XII -
1886
42
642
B. Civilrechtspflege.
droit de retention sur les marchandises dn chantier de Bulle,
soit sur la somme qui les represente, et le hangar et les
agencements, ce jusqu'a concurrence de la somme de 10000
francs et accessoires;
b) en son propre nom, jusqu'a concurrence du traitement
qui lui reste du suivant convention du 18 Avri11885.
La masse Sengtet a conclu a liberation des conclusions de
la demande.
Par jugement du 30 Mars 1886 le Tribunal de l'arron-
dissement de Ja Gruyere a deboute Darier, tant en son nom
qu'en celui de son epouse, de ses conclusions, et admis la
masse Senglet dans la sienne en liberation.
Les epoux Darier ayant appele de ce jugement, la Cour
d'Appel de Fribourg par arret du 4 Juin 1886, a prononce
comme suit:
a) H. Darier est deboute de sa demande principale; la
masse Senglet est admise dans sa conclusion a liberation.
b) H. Darier est admis dans sa premiere conclusion sub-
sidiaire, prise au nom de son epouse, sauf en ce qui con-
cerne Je hangar; la masse Senglet est, avec cette restriction,
deboutee de sa conclusion liberatoire.
c) H. Darier est deboute de sa conclusion subsidiaire prise
en son nom propre, la masse Senglet est admise dans sa
conclusion liberatoire.
d) Les depens sont mis, deux tiers a la charge de la masse
Senglet, et un tiers a la charge des epoux Darier.
La Cour d'Appel estime que la convention du 18 Avril1883
ne confere aucuu droit de gage aux epoux Darier, et qu'elle
exelut meme ce droit, puisqu'eJle en prevoit la creation par
la saisie provisionnelle : d'ailleurs a supposer meme que Sen-
glet ait eu !'intention de conceder un pareil droit atlx epoux
Darier, il incombait a ceux-ci de se faire remettre la chose
(art. 2to. C. 0.), ce qui n'a pas eu lieu. En revanche, les
epoux Darier sont au Mnefice du droH de retention prevu a
l'art. 224 C. 0., dont toutes les conditions se trouvent
realisees dans l'espece; il y a connexite entre la creance eje la
dame Darier et la chose retenue, Ie debitenr a, en outre, re-
IV. ObJigationenrecht. N° 93.
.643
~is, par la predite convention, un ensemble de marchan-
~lses a la disposition de la cr4~anciere; enfin la creance est
~chue; le hanga~, en sa qualite d'immeuble, doit toutefois
etre exeln des obJets sur lesquels le droit de retention de la
dame Darier pourra etre exerce. Quant au droit de retention
revendique par le sieur Darier en son propre nom, il ne res-
sort pas de la convention susvisee qu'aucun bien meuble ait
ete mis a sa disposition pom garantir son traitement.
C'est contre cet arret que la masse de la faillite de J. Sen-
gl?t recou!'t au Tribunal federal, pour autant que le dit arret
lu~ est defavorable. Elle conclnt a ce que les conelusions
prIses par elle devant les deux instances cantonales Iui soient
aHouees avec depens.
La partie Darier a declara egalement maintenir ses con-
clusions.
Statuant sw' ces {ails et considerant en droü :
10 La competence du Tribunal federal en Ja cause ne sau-
rait etre contestee en ce qui concerne la dame Darier. Il
s'agit, en effet, de droits litigieux de gage et de retention
matiere regie par le code fedel'al des obligations, et la valeu;
d? litige est evidemment superieure a 3000 francs, puisque,
d une part, la creance pour le montant de laquelle la dame
Darier invoque un droil de gage ou de retention est de
10000 fr. et accessoires et que, d'autre part, les marchan-
dises saisies dans Ie chantier de J. Senglet depassent egale-
ment la valeur de 3000 francs.
En ce qui concerne H. Darier, il n'est point etabli que la
valeur du Iitige s'eIeve a son egal'd a 3000 franes, etun re-
cours de sa part est des 10rs madmissible; il est, en outre,
au moins douteux que H. Darier, qui n'a point recouru en
ce ql1i le regarde personnellement, soit recevable a adherer
simplement au recours de la masse Senglet, attendu qu'il n'a
point pris de concll1sions individuelles devant les instances
c~ntonales, mais qu'il n'a fait que se joindre aux conclusions
eventuelles de la dame Darier.
2° En presence des c1auses du contrat lie entre parties le
18 Avril 1885 et des conclusions des demandeurs, il ya
644
B. CiviJrechtspflege.
lieu de rechercher d'abord si la dame 1)arier se trouve au
benefice d'un droit de gage sur les marchandises garnissant
le chantier de Senglet a Bulle, mais sur ces marchandises
seulement, Ie hangar ne pouvant, vu sa nature d'immeuble,
ainsi que I'arret cantonal Ie fait observer avec raison, etre
l'objet d'un droit de gage.
Aux termes de I'art. 210 C. 0., appIicabIe en Ia matiere
a l'exclusion de toute disposition contraire du droit cantonaI,
un droit de gage sur lesmeubles corporels ne peut s'etablir
que par voie de nantissemeut, c'est-a-dire par remise de la
chose au creancier gagiste ou a son representant, et celle
remise n'est pas reputee faHe tant que Ja chose est encore
entre les mains de celui qui constitue le gage.
Or, ainsi que rarret dont est recours l'etablit, une remise
des bois garnissant Ie chantier de Senglet n'a jamais ete ef-
fectuee en main de Darier en faveur de sa femme, mais ces
marchandises n'ont pas cesse d'etre en possession du sieur
Senglet, soit de la masse de sa faillite. Cette constatation de
fait lie Je Tribunal fMeral aux termes de l'art. 30 de la loi
sur l'organisation judiciaire, et il resulte au surplus des pie-
ces du dossier que Senglet a dispose en realite a plusieurs
reprises de certaines quanlites de ces bois pour faire face a
des commandes. La dame Darier u'a donc jamais ete au be-
netice d'un nantissement sur les marchandisl:ls litigieuses, et
le contrat du 18 Avril ne contient, en particulier, aucune
clause constituant un pareil droit. Il s'ensuit que rarret de
la Cour doit etre confirme sur ce point.
3° En ce qui a trait au droit de retention, egalement in-
.voque par la dame Darier, ce droit ne pourrait en tout cas
affecter le hangar de Bulle, l'art. 2~4 C. 0., statuant ex-
pressement qu'un tel droit ne peut etre exerce que, sur "des
meubles.
A teneur des dispositions du predit article 224, l'exercice
du droH de retention est subordonne a l'existence simultanee
de trois conditions; cet article exige que la creance soi! echue,
qu'iJ y ait connexite entre celle-ci et la chose retenue, et-en-
fin que les meubles ou titres qui doivent faire l'objet du dit
IV.Obligationenrecht. N° 93.
645
droit se trouvent a la disposition des creanciers, du consen-
tement du debiteur.
Or ceUe derniere condition fait en tout cas dMaut dans
l'espece. II n'est point exact, ainsi que l'admet l'arret dont
est recours, que la dame Darier, soit son mari en son nom,
ait jamais eu les bois litigieux a sa disposition (Verfügungs-
gewalt) dans le sens de rart. 224 precite. Il n'est, a la verite,
point indispensable, pour qu'un objet mobilier se trouve a
la disposition du creancier, que la remise corporelle ait en
lieu en ses mains; il suffit aussi, a cet effet, qu ·il ait Ia fa-
culte exclusive, resuItant par exemple de la remiseen main
d'un tiers, ou de la remise en ~es mains d'un recepisse de
depot, bulletin de chargement ou de tout autre titre ou piece
analogue, de disposer en fait de la chose qui constitue sa
garantie. (Voir Rec. XI pag. 78 et suiv. KäsereigeselJschaft
Rinderbach contre Berner Handelsbank).
4° 11 est evident que la dame Darier, ou son mari en son
nom, n'a jamais ete mise a meme de pouvoir disposer, dans
le sens ci-dessus, des bois, propriete de Senglet. Le contrat
du 18 Avril 1885 ne lui a confere d'antre droit a cet egard
que de faire procMer, par voie d'huissier et aussi souvent
que besoin en serait, a une saisie provisionnelle sur les dites
marchandises.
Un tel droit, qui ne comprend nullement l'exercice d'un
pouvoir de fait sur 1a chose elle-meme, impliquait d'autant
moins le droit de « disposer» de ces objets mobiliers dans le
sens plus haut defini de l'art. 224 C. 0., qu'aux termes de la
procedure fribonrgeoise, la saisie provisionnelle ne transfere
nullement an saisissant la possession des objets saisis, ni
aucun pouvoir de disposition materielle sur ceux-ci, mais
qu'elJe a pour effet nnique d'empecher le debiteur de les
aliener (loi sur les poursuites juridiques art. 8. al. 4); Darier
a d'ailleurs reconnn que cette saisie ne pouvait lui conferer
·a lui-meme on a son epouse, un droH de nantissement fonde
sur la convention du 18 A vril1885. Le bois, objet du litige, ne
s'est des lors jamais trouve, en fait, a la disposition de Ja dame
Darier et n'a jamais cesse d'etre en la possession du debiteur.
646
B. Civilrechtsptlege.,
l)0 Il ressort de taut ce gui precede que rune au moins
des conditions necessaires po ur justitier rexercice d'un droit
de retention ne se trouve point realisee dans l'espece, et
qu'il y a lieu de reformer la partie de rarret de la Cour d'Ap~
pel, consacrant un semblable droit en faveur de la dame
Darier.
Par ces motifs,
Le Tribunal federal
prononce.
L'arret rendu le 4 Juin par la cour d'Appel de Fribourg
est rMorme partiellement, en ce sens qUß la conclusion sub-
sidiaire de la partie demanderesse, tandant a se faire recon-
naitre un droit de retention, est repoussee; les conclusions
ptises par les epoux Darier sont ainsi ecartees dans leur en-
semble, et la masse Sengtet est admise dans ses conclusions
liMratoires.
94. Urtl;eil bom 23. Dftober 1886 in Gact;en
~ibmer gegen ?Bolf~bant ~o~enrain.
A. 1)urct; Udqeil \)om 11. rolai 1886 qat Da~ Dbergerict;t
be~ stanton~ ZU3em erfanut:
1. ?Befragte fci geqalteu, bem steäger gegen @ntridjtung ber
Gumme \)on 400 ~r. bie @rflärung aU~3ufterfen, ban fie für
iqre @ingabe, wetct;e fie an ben am 24. ID1är~ 1877 libet ben
sträger \)om @eridjtgaugfdju~ ~ab§6urg abgeqaltenen stoufurfe
in ber britten straffe be~ EiegeuDen geltenD gemadjt qat, be-
~iel)ltng~weife fiit bie bellügHdjen in Die fedjgte straffe beg
~af)renben IOllirten A",ei
~nf\,ract;en bon Aufammen 4338 ~r.
88 (W3. befdeDigt fci unb bal)er ber 31lldruf beg über ben
sträger abgef)aHenen stonfurfe~ geflatte. IDllt bem ab",eict;enben
31ect;tgbegef)rcn fei ?Benagte abgc",iefen.
2. %rage$J:3ef{agte fämmtIidje
biele~
~ro~effeß ",egen' er·
1Jangenen stoften, mit ber ?Befdjräntung inbeB, ban 'oie ~erfon.
IV. Obligationenrecht. N° 94.
647
Iidjen ~arteifoften beibieitig ",ettgefdj lagen feien. ?Benagte ~ltbe
ba~er an ben stläger eine stoflen'Oergütung AU Ieiften \)on
204 ~r. 35 ~t§.
3. ~n i~te ~nwäHe f)aben für @ebü~ren unb ~ußlagen in
bei ben 3nflanöen aU beaaf)len: stläger an ~etr ~ürf~tedj @erig
253 ~r. 50 ~tß., ?Benagte an ~etr ~ürf\,rect; Gct;mib •.•.
4. U. f. ""
B. @egen biefeß Urt~eiI ergriff bie ?Benagte Die
~eiteraie.
~ung an bag ?Bttnbeßgerict;t. }Bei ber qeutigen
?Ber~anbIung
beantragt it;r ~n",alt: @ß fei in ~bänbetung be~ obergeridjt< .
lict;en Uttqetrß 'oie sttage abllu",eifen unb gemän bem 31ect;tß·
fcl}Iuß bet ?Befiagten aU edennen, stläger babe bie betfagtifct;e
~orberung im ?Betrage bon 4000 ~r. nefift,8ing 'Oom 15. tei~.
16. mOllember 1876 aIg noct; AU med)t befte~enb anAuerfennen
unter stoftenfolge.
1)er ?Bertreter beg stfägerß beantragt in erftet Einte, bag
?Bunbeggericl}t ",orfe itlegen
3nfom~etenA auf bie ?Befct;werbe
nidjt eintreten, ellentuerf e~ ",orfe biefdbe arß unbegtiinbet ab-
",eifen unb ba~ ooergertcl}tncge Urt~ei1 lief tätigen.
1)aß munbeggericl}t Aief)t in @r", lig u ng :
1. 3n bem im
3a~re 1877 burcl}gefüt;rten stonfurfe beß
stfägerg t;atte bie ?Befragte
~",ei ~orberungen bon ~ufammen
4338 ~r. 88 ~tg. angemelbet, für ",e1ct;e fie in ber auß
1)if~ofiti\) 1 beß angefoct;tenen Urt~eilß erfidjt1idjen ~cife 10-
llh:t ",urbe. 1)er sttäger baf)ute nun feit~er mit feinen @räubi·
gern ?Ber~anblungen über 'oie
~uff)eliung be~ stonfurfeg "n,
Ituf ber @runblage, baß ein %t;eil Im ~J5tberungen baat lieo
~af)lt, bet 31eft bagegen nact;gelaffen ",erben. foffte; er ",aubt:
ficl} \lucl} an 'oie ?Benagte unb ert;ieIt \)on btefer am 30. rolltt
1884 bie idj~iftlidje @tffärung:
fI?Be~ügnct; ber mit un~ ße-
,,~flogenen Unter~anblung ",ege~ ~ußIßfung ber .. ~",ei A~ ?Ber-
" luft gegangenen @ülten bon Je ?OOO
~r. ~utben ~tr un~
"iJufrieben fterfeu, ",enn 400 ~r. etttbeA({~lt ",u;ben. ~tr ~lau
"bell, biefeg fei eine biffige ~orberung.ll ~uf btefe IDlttt~ettung
antwortete ber stfäger nldjt liig ~um 6. Ge~tember 1884; an
biefem %age fct;rieb berleIbe Der meUagten, er fct;ide i~r bag
@e{b unb bag ~mommobement ba6u unb erfudje fiel lc§tmß